Selon le CHU de Toulouse, il s’agit d’une première européenne qui pourrait aussi bénéficier aux obèses atteints d’un cancer du rein.

DOUMERC TOULOUSE

Nicolas Doumerc a effectué une greffe rénale à l’aide d’un robot chez deux patients obèses, fin mai et fin juin. Le premier pesait 105 kg pour 1,63 m, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 37, et le second 130 kg pour 1,80 m, soit un IMC de 40. Or, les patients dont l’IMC est supérieur à 35 ne sont pas éligibles à une greffe rénale classique, en raison des risques chirurgicaux jugés trop élevés.

« L’utilisation d’un robot, qui passe à travers la paroi, évite d’ouvrir le ventre et ne nécessite qu’une petite incision de 4cm », explique le docteur Doumerc, expert en chirurgie robotique à l’hôpital Rangueil, à Toulouse.

Autres avantages: atténuation de la douleur et du risque d’épanchement de liquide lymphatique, une durée moyenne de séjour diminuée… Jusqu’à présent, pour les personnes obèses, cette technique n’avait été utilisée qu’à Chicago (Etats-Unis).

« Le recours au robot ouvres des perspectives pour les obèses importants dans d’autres pathologies, tels que le cancer du rein », souligne-t-on au CHU. Une néphrectomie robot-assistés pour cancer a été réalisée le mois dernier à Toulouse sur un patient de 205 kg pour 1,79 m.

Si l’utilisation du robot se développe en chirurgie ORL, digestive, thoracique, e n’est pas encore le cas pour la transplantation rénale. Selon le CHU de Toulouse, depuis 2010, seuls 300 patients dans le monde ont pu en bénéficier, dont 30 en Europe, notamment en Espagne et en France. Le CHU espère que cette technologie permet aussi d’extraire un rein, favorisera les dons de donneurs vivants. En 2015, près de 14 000 personnes étaient en attente d’une greffe en France.

 

Source: Ouest France, article de Pierrick BAUDAIS.

Catégorie(s): A la une
  • Centaure TV


  • Les commentaires sont fermés.