Guy et Marie Thérèse

Guy et Marie Thérèse

L’année de leur 50 anniversaire de mariage, Marie-Thérèse Bize a fait don d’un rein à son mari. Rencontre avec ce couple de Maizière-lès-Metz.

Guy Bize, pourquoi cette transplantation rénale ?

« Avec mon épouse, nous avons toujours mené une vie très active, entre famille, travail, voyages et implication dans la vie associative. La retraite venue, j’ai ressenti une intense fatigue qu’aucun remontant ne parvenait à juguler. Des examens approfondis ont détecté une insuffisance rénale sévère. Je dois préciser que je n’avais qu’un rein. Les soins dont j’ai bénéficié n’ont pu m’éviter l’épreuve de la dialyse. Le médecin m’avait prévenu : une maladie rénale se ralentit mais ne se guérit pas. La dialyse m’insupportait, m’épuisait physiquement et intellectuellement. Le néphrologue a évoqué la greffe. A la question : Un membre de votre famille serait-il susceptible de vous donner un rein ? mon épouse, assise à mes côtés, n’a pas hésité et s’est déclarée prête à le faire. J’ai opposé un net refus et les choses en sont restées là.

Pour autant, Marie-Thérèse réitérait sa proposition à chaque retour de dialyse. À l’issue de multiples examens, j’ai été déclaré éligible à la greffe. Une dame du quartier m’a dit un jour:  » Vous savez, jusqu’à l’entrée dans la salle d’opération, on peut encore revenir en arrière. » Il n’en fallait pas davantage pour que j’annonce à ma femme que j’acceptais sa proposition. Elle a, sans tarder, subi une batterie d’examens pour s’assurer qu’elle était donneur potentiel et surtout, compatible avec moi. Les médecins ont donné le feu vert. Nous avions alors 69 et 74 ans. Dix années s’étaient écoulées entre le diagnostic de ma maladie et la greffe. Les deux interventions se sont bien déroulées. »

Quels ont été les effets de la transplantation ?

« Nous avons repris une vie normale. C’était pour moi une véritable résurrection. Mon épouse vit sans problème avec son rein unique. Nous avons tous deux ressenti le besoin de militer pour le don d’organes et pour ce faire, avons adhéré à l’ADOT 57 (Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains), dont je suis vice-président. »

En quoi consiste votre implication au sein de l’ADOT ?

« C’est une association reconnue d’utilité publique. Sous son égide, nous faisons de nombreuses conférences dans les collèges, lycée mais aussi dans des entreprises, des écoles d’infirmières, de sages-femmes, à la chambre des Métiers.

Notre objectif est de sensibiliser nos auditeurs au don d’organes afin que soit réduit l’écart entre donneurs et receveurs potentiels. Poumons, foie, pancréas, cœur, reins, intestins sont, entre-autres, susceptibles de faire l’objet d’une greffe. Il est insupportable de voir mourir des gens en attente de greffe alors qu’une transplantation pouvait les sauver. Lors de nos conférences, nous sommes accompagnés d’Yvon Schneider, greffé du cœur qui, comme nous, témoigne. Nous intervenons en collaboration avec l’équipe de prélèvement du centre hospitalier régional de Metz-Thionville ».

Source : Républicain Lorain du 13/09/2015

Catégorie(s): A la une, Communication
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