don_dorganesDans quelques mois, Mlle Charlie sera en mesure de faire des phrases complètes. En rencontrant les gens, elle risque peut-être de leur demander : dessine-moi une carte de don d’organes ou encore, as-tu signé ta carte ?

C’est précisément parce que des gens ont eu la générosité de faire connaître leur consentement au don d’organes, qu’aujourd’hui, Mlle Charlie retrouve la santé et peut mordre dans la vie à belles dents, à tous les jours, au grand plaisir de ses parents.

Vendredi dernier, j’ai eu le privilège d’entrer dans le petit monde de la famille de Christopher Gendron et Valérie Ouellet et de leurs deux enfants Lara et surtout, la petite Charlie.

Il y a un an, soit le 5 février 2014, Mlle Charlie était hospitalisée à Ste-Justine, à Montréal, et sa vie ne tenait qu’à un fil en attendant le miracle de la transplantation d’un foie. Après une semaine seulement sur la liste d’attente officielle, le miracle s’est produit !

Quelque 12 mois plus tard, du haut de ses deux ans, Mlle Charlie est un enfant enjouée, espiègle et qui ne donne pas sa place: un petit Démon qui grimpe partout et qui joue des coups pendables, comme se plait à la décrire sa mère.

À chaque minute, à chaque heure, à chaque jour qui passe, le fil de vie de Mlle Charlie devient de plus en plus solide, ce qui lui assurera toute une vie à vivre.

Dire oui et signer

Au Québec, lors d’un sondage réalisé au début de 2014, 90% de la population se disait favorable au don d’organes. Pourtant, bien que l’on observe des progrès, c’est encore seulement un Québécois sur deux qui a fait connaître son consentement en signant officiellement sa carte.

Il est fondamental de faire connaître au préalable sa volonté face au don d’organes qui demeure avant tout un geste de solidarité qui sauve et transforme des vies.

« Et le plus jeune donneur avait…48 heures ! »

Lors du décès d’un être cher qui n’a pas signé sa carte de consentement, dans la majorité des cas, sous le coup de l’émotion et de vouloir conserver intègre le corps de cette personne, la famille va refuser un prélèvement d’organes.

Au contraire, si la carte de consentement a été signée, pour les quelque 1100 personnes en attente d’une transplantation à chaque année au Québec, le don d’organes représente pour eux le synonyme tangible de vie et d’espoir.

Une question d’âge ou de courage

Signer sa carte, ce n’est pas une question d’âge, c’est simplement avoir le courage d’affirmer que mon corps sans vie peut redonner vie à quelqu’un d’autre !

Selon les statistiques compilées par Transplant Québec :

Le donneur de coeur le plus âgé avait… 66 ans;

Le donneur de foie le plus âgé avait… 88 ans;

Le donneur de reins le plus âgé avait… 83 ans;

Le donneur de poumons le plus âgé avait … 76 ans;

Le donneur de pancréas le plus âgé avait … 50 ans;

Et le plus jeune donneur avait…48 heures!

En 2013, 503 personnes du Québec et de l’extérieur du Québec ont pu bénéficier d’une transplantation grâce à la générosité des 165 donneurs d’organes décédés du Québec.

Ce sont 62 cœurs, 120 poumons, 126 foies, 12 pancréas et 281 reins qui ont changé de corps, mais qui ont avant tout changé la vie de quelqu’un pour toujours !

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