Bloc opératoire 3

L’institut de transplantation d’urologie et de néphrologie nantais vient de dépasser les 5 000 greffes rénales.

Promesse tenue ! L’institut de transplantation d’urologie et de néphrologie du CHU de Nantes a rempli son rôle. Il vient de réaliser la 5 000e greffe de sa jeune existence et devient un des tous premiers centres français de greffes de rein et de pancréas.

Cette aventure de la transplantation a commencé lorsque le professeur Jean Hambuger, le père de la néphrologie, a effectué en 1952 la première greffe rénale mondiale entre une mère et son jeune fils.

10 à 15 % des transplantations concernent des donneurs vivants

Mais le combat n’était pas gagné pour autant. Il restait à mettre au point le meilleur traitement anti-rejet pour les patients. C’est le travail quotidien des 300 membres de l’institut de Transplantation-Urologie-Néphrologie (ITUN) que dirige le Gilles Blancho au CHU de Nantes.

Depuis la découverte de la fameuse « ciclosporine » capable de bloquer les cellules responsables du rejet du greffon, ils cherchent ainsi à affiner la compréhension des mécanismes de rejet et à réduire les effets secondaires de la transplantation. « Dans les années 80, note le professeur Gilles Blancho, la greffe avait 50 % de chance de survie à un an. Aujourd’hui, elle est de 95 % et de 70 % à dix ans. La réponse immunitaire des patients est de mieux en mieux contrôlée. Et les effets toxiques des médicaments se réduisent ».

Cette amélioration des connaissances immunologiques a surtout permis de développer la greffe de donneurs vivants comme l’a fait l’acteur Richard Berry pour sa sœur. « Actuellement, explique encore Gilles Blancho, 10 à 15 % des transplantations concernent des donneurs vivants, membres de la fratrie ou de l’entourage proche. Elles présentent les meilleures chances de survie. Et ne sont pas réalisées dans l’urgence. Ce qui réduit au maximum les risques pour les donneurs. La technique permet aussi de réaliser des retransplantations lorsque le greffon s’est épuisé notamment en raison de la toxicité des médicaments ».

Enfin, le CHU innove depuis deux ans dans le suivi des patients grâce à la télémédecine qui complète l’examen clinique pour suivre et réguler les traitements, les ajuster au patient et les adapter aux évolutions de l’environnement.

Source : Presse Océan du 23/07/2015

Catégorie(s): A la une
  • Centaure TV


  • Les commentaires sont fermés.