bouteille_eauLa dixième Journée mondiale du rein est l’occasion de rappeler que les maladies rénales sont fréquentes, graves mais aussi traitables.

Près de 600 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’insuffisance rénale chronique. Et malheureusement, des millions d’entre elles décèdent chaque année, prématurément, de cette affection ou de ses complications cardiovasculaires. Dans bien des cas, la maladie a été diagnostiquée à un stade avancé. Or, les affections rénales peuvent être détectées et leur évolution ralentie, voire stoppée. Un message qui est au coeur de la dixième Journée mondiale du rein, jeudi, dont le slogan est « Des reins en bonne santé, c’est vital pour tous ! ».

Les reins sont des filtres intelligents qui veillent à notre équilibre hydrique. Leur rôle est double : ils éliminent les déchets azotés du sang et l’eau en fonction des besoins du corps. Pour leur bon fonctionnement, il est indispensable de boire suffisamment.

Pendant longtemps, les maladies rénales n’entrainent aucun symptôme capable d’alerter celui qui en est victime. Pourtant, il est relativement simple de les dépister. Il suffit de mesurer la quantité d’albumine présente dans les urines et de doser la créatinine dans le sang. Les spécialistes rappellent que le dépistage doit être une priorité chez les individus à risque : diabétiques et hypertendus, obèses, fumeurs, personnes de plus de 50 ans ou ayant des antécédents familiaux de maladie rénale.

Diabète et hypertension

« Les causes classiques de maladie rénale chronique sont les affections inflammatoires des reins, les infections et les obstructions urinaires ainsi que les maladies génétiques comme la polykystose rénale », précise le dossier réalisé par la Fondation du rein pour l’occasion. Pour autant, c’est le diabète et l’hypertension artérielle qui sont devenus les facteurs les plus fréquents de maladie rénale chronique. Leur progression peut donc être enrayée. En d’autres termes, la prise en charge précoce de ces pathologies permet souvent d’éviter l’insuffisance rénale, et donc la dialyse ou la greffe.

Alors, certes, les progrès de la médecine sont tels que la destruction des reins n’est plus synonyme de mort à brève échéance, comme c’était le cas il y a encore une soixantaine d’années. « Actuellement l’insuffisance rénale terminale est devenue une maladie chronique dont les traitements sont lourds mais avec laquelle on vit », écrivent Yvanie Caillé, transplantée rénale, et le Dr Frank Martinez, néphrologue dans un livre très intéressant qui retrace l’épopée de la dialyse et de la greffe, sans oublier de se projeter dans l’avenir. Un avenir qui sera d’autant plus radieux que la maladie aura été dépistée tôt…

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