Arrêt Cardiaque

Selon une étude menée par l’AP-HP, trois critères permettent d’identifier très tôt les victimes d’un arrêt cardiaque qui ne survivront pas. L’enjeu est de les orienter, dans le respect de l’éthique, vers une filière de prélèvement.

Les morts peuvent-ils aider les vivants ? « Oui, bien sûr », a certifié la philosophe Sylviane Agacinski, lors de la Journée européenne de sensibilisation à l’arrêt cardiaque, le 18 octobre. C’est le principe du don d’organes, qui implique la solidarité de tous, avec la santé pour bien commun. Cette journée se tenait à l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).« Les nouvelles techniques médicales bouleversent profondément la manière de penser la vie et la mort et de considérer le corps humain », a poursuivi la philosophe.

C’est la rançon du progrès, qui peut créer des situations difficiles, ambiguës. Jusqu’où faut-il réanimer les victimes de « mort subite par arrêt cardiaque » ? A partir de quand cesser la réanimation pour envisager une procédure de prélèvements d’organes ? « Pour un médecin réanimateur, ce sont des situations potentiellement conflictuelles, assure le professeur Pierre Carli, président du Conseil français de réanimation cardio-pulmonaire. Prendre en charge une victime d’arrêt cardiaque, ce n’est pas anodin ! Nous n’avons qu’un but : réanimer cette personne. C’est très compliqué de changer de logique pour dire à la famille : “Il n’y a plus aucune chance”. »

« Plus nous disposons de critères pour nous aider à identifier tôt ceux qui n’ont aucune chance de ­survie, mieux c’est », ajoute le médecin-chef du SAMU de Paris. Il est coauteur d’une étude qui vient de livrer trois critères simples pour permettre une telle identification.

Source : Le Monde Science

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