Une femme qui allait subir une transplantation vitale cœur-poumon a décidé qu’elle aussi pouvait sauver une vie.

Tammy Griffin, une Californienne de 51 ans, est atteinte de fibrose kystique et devait recevoir le cœur et les poumons d’un jeune homme de 21 ans qui venait de décéder.

Au départ, elle n’avait besoin que de poumons. Mais comme son cœur, qui fonctionnait pourtant bien, s’était déplacé dans une position anormale, une transplantation cœur-poumon était devenue essentielle pour sa survie.

«J’ai demandé si mon cœur était toujours fonctionnel, ils m’ont dit « oui, pas de problème », raconte Tammy. Alors pourquoi ne pourrais-je en faire don à quelqu’un?»

C’est là que son histoire a croisé celle de Linda Karr. Cette femme de 52 ans est aux prises avec une maladie génétique diagnostiquée il y a 20 ans. Résultat : sa santé périclite au point de ne plus pouvoir promener son chien.

Les deux femmes se sont donc retrouvées au même étage de l’hôpital de Stanford, prêtes à recevoir des organes qui leur sauveraient la vie, dans un cas rarissime de transplantations en domino.

«En tout, quelque 30 personnes sont impliquées dans ces deux interventions», relate le médecin responsable, Joseph Woo.

Trois équipes de chirurgiens à l’œuvre

Une équipe chirurgicale s’est occupée de retirer les poumons et le cœur au jeune donneur décédé. Une seconde équipe les a implantés dans le corps de Tammy, tandis qu’une troisième s’est affairée à transplanter le cœur de Tammy à Linda.

«C’est une situation qui ne se produit pratiquement qu’une seule fois dans une vie», affirme le Dr Woo, qui rappelle que la dernière transplantation de ce type à survenir à Stanford a été effectuée il y a 22 ans.

Même si d’habitude l’identité des donneurs et receveurs demeure confidentielle, Tammy et Linda ont tenu toutes les deux à se rencontrer. Deux mois après leur opération spectaculaire, la rencontre a eu lieu. «Oui, c’était très émotif», dit Linda, avec un large sourire au visage et les yeux brillants.

«Je pense que la plupart des gens dans cette situation ne connaîtront jamais la personne qui leur a donné un organe», souligne Linda.

Les deux quinquagénaires doivent encore porter un masque à l’extérieur afin de permettre à leur guérison de se poursuivre. Mais Linda a recommencé doucement à sortir son chien.

 

Source: http://www.tvanouvelles.ca/2016/04/25/leur-vie-sauvee-grace-a-une-rare-transplantation-en-domino

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