Le diabète

Dans le monde
Toutes les 7 secondes 1 personne meurt du diabète dans le monde : c’est plus que le sida et la malaria réunis.
On considère également que plus d’un tiers des personnes atteintes ignorent leur maladie.
La tranche d’âge la plus affectée est celle des 40-59 ans.

En Europe
23 millions de personnes sont concernées par le diabète et ce chiffre est en constante augmentation.

En France
En seulement 10 ans le nombre de personnes diabétiques est passé de 1,6 à 3,5 millions soit 4,39 % de la population. Des chiffres attendus normalement en 2016.
En ligne de mire les causes principales du diabète à savoir : surpoids, obésité, mauvaise alimentation, sédentarité et faible activité physique.
A cela s’ajoutent les diabétiques qui s’ignorent et que l’on estime à environ 600 000.

Nous ne sommes pas tous égaux face au diabète et face à ses risques. Des études confirment des disparités de genre (les hommes sont plus concernés que les femmes ), à l’âge (le diabète est plus élevé après 60 ans) aux conditions sociales.

Le diabète a un coût
C’est une maladie chronique coûteuse pour les familles, les malades et pour les autorités de santé.
Les coûts directs et indirects s’élèvent à environ 18 milliards dans le monde pour l’année 2008, ce qui représente entre 2,5 et 15 % des budgets annuels nationaux de santé.

Les différents types de diabètes

Diabète de type 1 : les cellules bêta des îlots de Langerhans ne produisent pas suffisamment d’inuline, hormone chargée de gérer l’utilisation du sucre par les cellules de l’organisme. Ce type de diabète apparaît généralement dans l’enfance.
Comme celui de type 2 il se caractérise par des prédispositions génétiques qui sont plus importantes que la composante héréditaire, les facteurs environnementaux (alimentation, activité physique) constitueraient un paramètre majeur de l’apparition de la maladie.

Diabète de type 2 : dans ce cas l’insuline est produite en quantité suffisante mais elle est sans effet.

Concernant le diabète de type 1 (10 % des cas) la greffe de pancréas et représente le traitement qui permet de remplacer les injections d’insuline.

La greffe

C’est donc dans le cas de diabètes de type 1 que la greffe de pancréas est performante.
Elle s’adresse à des personnes insulinodépendantes dont les cellules du pancréas, ou plus précisément les cellules bêta des îlots de Langerhans*, sont incapables de fournir l’insuline nécessaire à la bonne régulation du sucre dans le sang.

Seules moins de 100 greffes de pancréas sont réalisées chaque année en France. Il a été longtemps considéré que la seule indication acceptable pour réaliser une greffe de pancréas était de l’associer à une greffe de rein, en particulier pour les patients de moins de 50 ans.
Le délai d’attente moyen pour recevoir un greffon est passé de plus de deux ans à moins d’un an, ce qui a permis d’augmenter considérablement le nombre de greffes effectuées.
Malgré ce résultat le nombre de diabétique de type 1 présentant une insuffisance rénale proposé aux équipes de transplantation pour une double greffe reste très limité ce qui témoigne d’un manque d’information.

La greffe de pancréas seule- sans transplantation rénale- est une option thérapeutique qui s’avère utile dans des indications rares des diabètes instables, se trouve aujourd’hui en compétition avec la greffe d’îlots de langerhans* qui donne, dans cette indication précise des résultats extrêmement prometteurs.

A 1 an après une greffe isolée de pancréas 76 % des patients présentant un diabète instable seront sans insuline et auront vu disparaître les hypoglycémies.
La greffe de pancréas permettra également de stabiliser les complications dégénératives avancées et d’améliorer d’autres fonctions concernées.

La double greffe de rein et de pancréas constitue aujourd’hui le traitement de référence à mettre en oeuvre chez le diabétique de type 1, âgé de moins de 45 ans

*les îlots de Langerhans
Les îlots pancréatiques, ou îlots de Langerhans (du nom de leur découvreur), sont formés de cellules endocrines capables de synthétiser des hormones : l’insuline, le glucagon, la somatostatine et le polypeptide pancréatique.

Progrès et espoirs

Pour endiguer cette progression inquiétante les professionnels de santé préconisent :

  • une maîtrise de l’offre alimentaire,
  • le maintien d’une activité physique,
  • des politiques ciblées notamment pour les plus de 60 ans.

Centaure créera en 2015 différents événements et plate formes autour du thème du diabète et des greffes de pancréas et pancréas / rein, afin de présenter : l’état des recherches cliniques et fondamentales dans ce domaine, les défis à relever et aussi de l’information à diffuser le plus largement possible. Il sera également pris en compte la dimension humaine et sociale de ces greffes rares complexes mais si importantes pour des patients dont le nombre va croissant.

Nous avons le devoir de prendre en compte cette maladie qui concerne 23 millions de personnes en Europe .

 

Quelques actualités sur le diabète et la greffe de pancréas

http://www.fondation-centaure.org/le-cout-des-soins-du-diabete-a-double-dans-les-deux-dernieres-decennies/

http://www.fondation-centaure.org/diabete-le-pancreas-artificiel-soulage-le-quotidien-des-patients/

http://www.fondation-centaure.org/des-adolescents-testent-un-pancreas-artificiel/

http://www.fondation-centaure.org/une-application-pour-aider-les-enfants-a-gerer-leur-diabete/