VOS ESPACES
Chercheurs du RTRS | Médecins et chercheurs | Entreprises | Particuliers | Presse        traduire la page en français   traduire la page en anglais

Logo de la Fondation Centaure
impression de la pagetitre les sciences de la transplantation
Les mécanismes de la tolérance aux allogreffes

TolErance immunologique aux greffes

Le traitement courant des patients greffés avec l’organe ou des tissus d’un autre individu repose sur l’utilisation de médicaments immunosuppresseurs. Ceux-ci empêchent le rejet aigu du greffon mais sont peu efficaces pour prévenir le rejet chronique qui survient plusieurs années après la greffe. De plus, ces médicaments ont des effets indésirables, tels que l’augmentation du risque de survenue de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancers et d’infections.

L’induction d’un état de tolérance immunitaire vis à vis  du greffon est définie comme l’absence de réponse immunitaire délétère contre les antigènes du donneur exprimés par l’organe transplanté - différents de ceux du donneur - tout en préservant la capacité du receveur de répondre vis à vis d’antigènes étrangers, notamment les pathogènes microbiens. L’obtention d’un tel état de tolérance constituerait donc la vraie solution aux problèmes auxquels la transplantation d’organes est confrontée. En premier lieu, l’induction d’une tolérance permettrait de réduire, voire d’éliminer complètement l’utilisation chronique des immunosuppresseurs. Deuxièmement, en permettant la survie à long terme des greffons l’induction de tolérance éviterait de recourir, comme c’est le cas fréquemment, à une deuxième voire une troisième transplantation en cas perte d’un premier greffon rénal. A l’évidence ceci représenterait une solution potentielle au manque croissant de greffons disponibles. Enfin, l’induction de tolérance permettrait un développement plus rapide des greffes de tissus non vitaux comme les greffes de tissus composites, les greffes de pancréas isolés ou d’îlots de pancréas chez les patients diabétiques non insuffisants rénaux, des situations où le rapport «risque /bénéfice» demeure mal défini. Les recherches sur les stratégies permettant d’induire une tolérance immunitaire ainsi que les moyens pour la détecter et la suivre  représente un défi majeur qui actuellement n’est pris en charge que par la recherche académique. Bien qu’à l’évidence l’induction de la tolérance nécessitera encore beaucoup d’efforts quelques résultats encourageants ont été récemment rapportés en clinique.

Recherches dEveloppEes par CENTAURE visant une tolErance immunitaire spEcifique de greffes d’organe

Les équipes du réseau CENTAURE ont des approches différentes mais complémentaires pour la maîtrise de l’induction d’une tolérance aux greffes. CENTAURE peut apporter une réelle contribution à cette recherche internationale grâce à l’association d’une recherche fondamentale à partir de travaux d’immunologie cellulaire et moléculaire in vitro, l’utilisation de divers modèles animaux (environ 100 articles originaux sur le sujet), le potentiel de transfert vers des modèles précliniques (plateforme de transplantation chez le primate, unique en France et en Europe) et chez l’homme (utilisation en clinique de nouveaux produits issus de la biotechnologie: anticorps monoclonaux, molécules de  fusion, par exemple).

Les principaux axes de recherche 

 


© 2008 Fondation CENTAURE | | Plan du site | Contactez-nous | Liens utiles | Mentions légales | Crédits