poumons

L’affirmation que le don d’organe sauve des vies a pris tout son sens dans le cas d’une dame de la région de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, qui a reçu une greffe de deux poumons.

La vie de Dianne Perron a basculé en août 2014 lorsqu’elle a été hospitalisée une première fois pour des troubles pulmonaires.

« Je marchais comme 3 km tous les matins. Puis là, je commençais à être à bout de souffle », dit-elle.

Après avoir subi une batterie de tests dans divers hôpitaux, le diagnostic est tombé en janvier 2015: elle souffrait de la maladie veino-occlusive pulmonaire.

« Les petites veines à l’intérieur de mes poumons, tout ça se bouchait. C’est une maladie très rare. Mon médecin m’a dit que c’est un sur un million », explique Mme Perron.

Aucun traitement ne peut venir à bout de cette maladie dégénérative. La seule solution était une greffe des deux poumons.

Un cas urgent

« On est allé à Québec pour un autre test. C’est là qu’ils m’ont gardée à l’hôpital. Eux autres ont dit: « Non, non, ça te prend des poumons et ça urge » », précise Mme Perron.

Dans l’attente d’un donneur, Diane et son mari, Edgar, ont dû déménager près d’un hôpital de Toronto. Par un beau samedi matin de juin, l’appel tant attendu est arrivé.

« J’ai pris l’appel, mais je l’ai passé à ma fille. J’ai dit: « Un instant, je vais vous passer ma fille et elle va prendre [tous les détails]. J’étais trop émue », raconte Dianne Perron.

« Je savais que c’était pour ça qu’ils nous appelaient. On en pleurait », ajoute Edgar Perron.

Dix-sept jours de coma

Après la transplantation, Dianne Perron a subi un arrêt cardiaque. Elle s’est retrouvée dans le coma pendant 17 jours. « On a été pour à peu près un mois qu’on n’était pas sûr sur quel bord ça tombait », indique Edgar Perron.

Après avoir finalement pris le dessus, Dianne a passé les trois mois suivants en réadaptation. « C’était réapprendre à marcher. Je ne pouvais même pas lever le bras. Je ne pouvais pas faire grand-chose », dit-elle.

Enfin de retour à la maison après huit mois d’absence, Dianne Perron encourage les gens à faire un simple geste.

« Le don d’organe, c’est ce qui m’a sauvé la vie. Je ne serais pas ici si ce n’était du donneur qui m’a donné ses poumons. » — Dianne Perron

Edgar Perron ajoute qu’il est très heureux de voir sa femme de retour à leur domicile. Le cadeau reçu d’un inconnu permet donc aux Perron de faire un autre bout de chemin ensemble.

Source : Radio Canada

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