Dans le cadre d’un essai américain, des adolescents ont testés ce week-end un « pancréas artificiel », au cours d’un séjour sportif.

 pancreasartificielLa vie d’un diabétique n’est pas de tout repos. Il lui faut constamment contrôler son taux de sucre sanguin, sous peine de se retrouver en hyperglycémie, avec un risque des complications à long terme, ou en hypoglycémie, ce qui peut conduire à une perte de conscience et un coma diabétique. Un souci de tous les instants, a fortiori pour des enfants ou des adolescents.

Changer la vie des personnes diabétiques

Pour pallier ce problème, des chercheurs de l’université Yale essaient d’automatiser le processus. Il s’agit de coupler une classique pompe à insuline, habituellement contrôlée par le patient, à un dispositif de régulation automatique. Ce « pancréas artificiel » permettrait alors enfin aux diabétiques de type 1 (insulino-dépendants) de ne pas se soucier outre mesure de leur glycémie.

Le diabète de type 1, insulino-dépendant, correspond à un déficit d’insuline, une hormone normalement produite par le pancréas pour limiter le taux de sucre dans le sang. Chez ces patients, la glycémie n’est ainsi pas, ou mal, contrôlée.

Le principe du « pancréas artificiel » est très simple : il s’agit de coupler une pompe à insuline, chargée d’administrer l’hormone pancréatique, à un capteur de glucose, qui permet de vérifier que le taux de sucre du patient est satisfaisant. Un circuit de contrôle assure ensuite une régulation en continu.

En pratique néanmoins, le dispositif doit pouvoir s’adapter à de variations importantes de glycémie, être fiable et disposer d’une grande autonomie.

 « La capacité de ce système à s’autoréguler de manière transparente, tandis que les patients vivent leur vie normalement, pourrait vraiment changer la vie des personnes diabétiques », explique Stuart Weinzimer, professeur de pédiatrie à la faculté de médecine de Yale, qui dirige la recherche.

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