Danick Drolet est né avec un morceau d’artère pulmonaire en moins. Trois greffes de valve cardiaque plus tard, le jeune homme de 18 ans doit sa vie à la générosité de personnes qui ont consenti au don de tissus humains pour leur enfant.

Cela, Danick en est bien conscient – et, surtout, bien reconnaissant envers ces trois familles qu’il ne connaît pas, confidentialité oblige. «C’est sûr que pour la famille, c’est dur, admettra-t-il dans un premier temps. Mais c’est bien que ça ne se soit pas juste arrêté à la mort d’un enfant», ajoutera-t-il en soulignant l’héritage de ce don précieux dont il a bénéficié trois fois plutôt qu’une.

Sa première greffe, il l’a reçue une semaine après sa naissance à l’hôpital Laval. Mais la valve cardiaque transplantée a ceci de particulier qu’elle ne suit pas la croissance. À huit ans, Danick a de nouveau le souffle court. Une nouvelle greffe s’impose. «Dans ma tête d’enfant, il n’y avait pas grand-chose là», se remémore-t-il. Le souvenir de la convalescence, lui, demeure plus vif à sa mémoire.

Cette vie active, il la reprendra jusqu’à ce qu’il repasse sous le bistouri à 16 ans. Là, il l’avoue, il était un peu plus nerveux. On ne sait jamais ce qui peut se passer sur la table d’opération, dira-t-il avec le sourire de celui qui s’en est sorti haut la main.

Et le Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), il l’a signé? «Oui! C’est important de signer, c’est fou la différence que ça peut faire», lancera Danick en toute connaissance de cause.

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