organes_prelevesLe Sommet mondial de la conservation des organes prélevés aux fins de transplantation s’ouvre aujourd’hui 24 février 2015 à Palo Alto (Etats-Unis), en présence de spécialistes et chercheurs en médecine de transplantation d’organes des quatre coins du monde. «Il s’agit d’une première mondiale durant laquelle des éminences en matière de transplantation d’organes se pencheront sur les méthodes permettant d’aboutir à une conservation plus longue, voire illimitée dans le temps, des organes prélevés aux fins de transplantations», a expliqué le médecin algérien Zaki Allal, membre fondateur de l‘Organ Preservation Alliance (OPA), initiateur du sommet.

Le sommet est financé à hauteur de 3 millions de dollars par le ministère de la Défense américaine qui débloquera, pour la première fois, une telle somme pour la recherche dans le domaine de la transplantation d’organes. «S’ils l’ont fait, c’est qu’ils sont conscients de l’importance de l’enjeu que cette question comporte, dans un contexte international pour les USA marqué par des interventions militaires dans des zones de conflit dangereuses, supposant la perte de vies humaines ou des blessés plus nombreux dans les rangs de leur armée», a ajouté Dr Allal, dans une déclaration à l’APS.
Outre les organes vitaux comme le rein, le coeur, foie, etc, le processus de conservation concernera également d’autres systèmes de tissus et qui feront l’objet de recherche lors de cette rencontre mondiale, comparant ce sommet à une «compétition culinaire» où les candidats se disputeront la meilleure «recette», celle de la méthode la plus performante à même d’assurer une meilleure longévité aux organes prélevés aux fins de greffes. Le cofondateur de l’OPA affiche un optimisme convaincu quant aux chances d’atteindre ce défi ou tout au moins de s’y rapprocher: «D’ici quatre ou cinq ans, les chercheurs auront effectué une percée certaine dans le domaine de la préservation des organes», a-t-il assuré, expliquant que l’évolution consisterait à pouvoir mettre en place des banques de cellules, à partir de prélèvements effectués sur les personnes vivantes.
«On aura ainsi relevé le défi de prélever des cellules dès le premier âge pour constituer une sorte de carnets d’organes, qui évolueront avec la personne concernée. En cas de nécessité, la technologie permettra de recréer les organes endommagés à partir de ces cellules précédemment prélevées», explique le jeune médecin. Il précise que jusque-là, les médecins n’ont pu geler ou conserver, pour une longue durée, que les petites cellules humaines comme les ovules ou embryons, cartilages, mais le grand défi est, pour lui, «de pouvoir le faire avec les organes vitaux», citant les situations liées aux accidents de la circulation.

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